Des Livres et des Champs

Lectures, Picardie et autres petites choses...

22 novembre 2009

Elisa - Jacques Chauviré

ELISA_1Je ne connaissais pas du tout cet auteur. Jacques Chauviré. Ce livre on me l'a prêté. Je trouvais la couverture jolie. Et bien son contenu aussi est joli. C'est l'histoire d'un tout jeune garçon, Yvan, qui découvre l'amour autrement que comme celui que l'on porte à sa tendre maman. Et cet amour, c'est vers Elisa qu'il se portera. Une jeune fille qui vient travailler pour la famille de cet enfant. Un amour exclusif. L'écriture coule, décrivant les sentiments de l'enfant et c'est touchant. Il y a peu d'hommes autour d'Yvan. Son père est mort à la guerre. Il évolue dans une atmosphère féminine. Alors la féminité, il la regarde, l'observe, s'y plonge, en découvre les formes et les courbes...

Elisa, s'occupe de lui. Semble s'amuser des sentiments d'Yvan. L'écoute un peu...

C'est un roman court, tout simple, qui offre un moment de lecture très agréable.

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09 novembre 2009

L'échappée belle - Anna Gavalda

Photo_003_1Et bien voilà ! Moi aussi ! Et...c'est du pur Gavalda. Je l'avais lu il y a quelques années et honnêtement le contenu m'était complétement sorti de la tête. Ce fut comme une nouveauté pour moi. Et j'ai adoré. C'est très agréable à lire. Les personnages sont attachants à souhait. J'étais bien en lisant. Ces frères et soeurs, même si on peut les trouver un peu "clichés", m'ont émue. Anna Gavalda a l'art de l'atmosphère douce et chaleureuse. L'art de planter le décor. L'art de l'ambiance. On est bien entre ses lignes...que demander de plus ? Et surtout pourquoi s'en priver ? ...Même la belle-soeur est chouette.

Cette petite histoire  m'a fait faire une belle échappée (hum je sais...facile celle-là !). Quelques passages m'ont laissée pensive. Ce n'est évidemment pas bouleversant, ni inoubliable  mais bon...je dois dire qu'il est tombé à point nommé ce livre alors...c'est ce que je demande aussi à la littérature parfois. De me faire l'esprit léger.

Et puis j'ajoute qu'ils sont très jolis ces petits cornets de riz sur la couverture. Bien choisis pour faire un petit rappel à un passage de l'histoire...

Un petit moment de lecture (pour filles !) à déguster !

Chez Cathulu. Chez Cuné.

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20 septembre 2009

La patience de Mauricette - Lucien Suel

mauricette_1Les premières pages. De la narration. Une histoire qui se donne un tout petit peu. Celle de Mauricette. Et puis de l'écriture en italique. Celle de Mauricette elle-même qui écrit sur un cahier. Elle est en hopital psychiatrique. C'est une écriture décousue. Incompréhensible. Déstabilisante. Et à nouveau la narration. On en découvre un petit peu plus sur ce personnage étrange. Tout le livre se fera ainsi. Alternant la style narratif et le style...journal ? Lettres ? Pensées ? Cette écriture malgré son étrangeté se fait de plus en plus attachante. Même très belle et poétique. Comme si l'on entrait à chaque fois un peu plus dans son état d'esprit. Mauricette et son histoire sont touchantes. La vie de cette femme, sera comme le livre, une suite de moments sereins, clairs, réels et de moments où elle dérape, où elle perd pied, où elle se défait, se déséquilibre et prend la fuite.

Bien entendu, au fur et à mesure de la lecture, on découvre ce qui a fait la vie de Mauricette, là-bas dans le Nord. Les évènements forts. Dramatiques.

Dans sa vie, il y a eu ses grands-parents, ses parents, Emile, Emilie, Cristophe, Alphonsina, les docteurs...la poésie, les livres.

Les petits bonheurs et les grands malheurs qui vous frappent...

J'ai lu tranquillement ce roman. Il m'a accompagnée quelques jours. Il m'accompagnera un long moment...

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15 septembre 2009

Le voyage d'hiver - Amélie Nothomb

voyage_1Je ne suis pas fan d' Amélie Nothomb d'habitude. Les deux que j'avais lu au début de sa "carrière" ne m'ont pas emballée plus que ça. Cette année, j'ai acheté son dernier roman pour la bibliothèque et je me suis dit que j'allais le lire. Un tout petit peu plus de cent trente pages, ce n'est pas un effort énorme quand-même...

Et voilà, je les ai lues ces pages et...je ne suis toujours pas fan d'Amélie Nothomb !!! Je m'ennuie en la lisant. Impression qu'elle laisse divaguer ses pensées assez décalées et tarabiscotées, il faut bien le dire. Non vraiment ce n'est pas une écriture qui me plait. Il est question dans un passage du livre de champignons hallucinogènes...je me suis demandée si je ne lisais pas le résultat des effets secondaires de ce genre de substance !!!! 

Je crois que je ne lirai plus cette auteure.

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07 septembre 2009

Ordalie - Cécile Ladjali

ordalie_1J'avais dit que je ferais un post sur ce roman alors je le fais...seulement je suis bien embêtée parce que...je l'ai abandonné. 

Je ne veux pas en dire de mal de ce livre parce qu'il ne mérite pas d'être critiqué.  Les personnages sont intéressants je trouve. J'aime pourtant le sentiment de mélancolie mais...j'ai l'impression d'être restée en dehors du récit. Impression d'attendre...

L'écriture est parfois un peu complexe. Trop réfléchie. Je n'ai pas su apprécier cette passion entre ces deux êtres. Cette destruction qui se ressent dans les mots. Je me suis perdue entre ses lignes.

C'est dommage...

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30 août 2009

La diagonale du vide - Pierre Péju

diagonaleLa diagonale du vide. Un titre étrange. Pendant les premières pages j'étais sceptique. Un tout petit peu de mal à entrer dans l'histoire de ce designer. C'était du à mon état de fatigue, c'est sûr. Parce que l'écriture de Pierre Péju est réfléchie et donc amène l'esprit à penser, beaucoup. Et puis je me suis laissée prendre.

Marc Travenne, designer donc, un jour décide de ne pas prendre l'avion qui l'emmenait pour un énième voyage d'affaire. Non il préfère se réfugier dans un gîte perdu quelque part en Ardèche. Il y rencontrera une femme très particulière qui lui racontera sa vie. Une vie faite  d'obéissance et de violence extrême. Elle est allée, là-bas, en Afghanistan et elle a vu des horreurs. Elle a peut-être même participé à ces horreurs. Elle se livrera. Lui expliquera la diagonale du vide.

Que dire ?  Je crois que je n'ai pas aimé les personnages. Mais était-il besoin de s'attacher à eux ? Non je ne le pense pas. ce qui compte dans cette histoire, c'est ce que cela appelle chez le lecteur. Les réflexions, les pensées. Parfois il faut savoir prendre des décisions...pour éviter de ressentir le vide. Il est certain que ce n'est pas un livre sur lequel on glisse. Je suis allée jusqu'au bout. J'ai eu envie d'aller jusqu'au bout. Tenue par l'histoire. Et bien m'en a pris parce que plus j'avancais dans la lecture plus je trouvais que le livre était bon. Vraiment bon.

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26 août 2009

La peine du menuisier - Marie Le Gall

PEINEMENUISIER_1J'ai craint ce livre. Parce que les avis que j'avais lus sur lui le disaient bouleversant. Pourtant le besoin de le lire était tenace.

Alors je suis entrée dans cette lecture avec appréhension et sur la pointe des pieds. Lentement j'ai lu. Parce que l'atmosphère est tendue. On a mal pour cette famille. Vraiment. La narratrice qui est la petite dernière, arrivée longtemps après sa soeur à l'esprit perdu (mais qui dans sa folie est la plus expressive)....on a envie de lui prendre la main, de la sortir de là presque, et en même temps non ! Parce que l'amour est là...c'est évident, sauf qu'il ne se dit pas...du tout. Elle grandit entre les vivants et les morts affichés au mur.  Et puis ce père, qui ne lui parle pas ou à peine, que porte-t-il sur les épaules pour être si fermé ? Ce père avec qui elle n'arrive à parler non plus.

Le silence peut être douceur mais parfois il peut-être infiniment douloureux. Parce qu'il est fait de non-dits. Ou d'envie que l'on retient tristement. On a envie de leur crier à tous "Mais parlez-vous. Racontez vous!". Mais... 

On reste longtemps entre ces pages. Jusqu'au bout. Parce que c'est un roman très fort. Qui atteint. Qui pénètre loin en soi. Parce qu'il parle de la famille, de ses relations. Et qu'il en parle d'une façon qui remue fort.

L'avis de Cuné  et celui de Cathulu.

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19 août 2009

Claudie Gallay ...

danslordutemps_1De cette auteure je n'avais lu que Les déferlantes. Et cela faisait un petit moment que l'envie de lire ses autres romans me tenait. Et bien c'est fait. J'ai passé mes vacances en sa lecture-compagnie. J'ai d'abord eu envie de lire Dans l'or du temps. J'ai retrouvé l'écriture de Claudie Gallay. Pleine de sensibilité. Cette façon de ressentir les choses, de les dire. Qui touche. Qui émeut. Combien de passages ai-je noté ? Ces phrases qui viennent titiller nos impressions de vie. Ce livre parle d'une rencontre. Celle d'un homme, marié, deux enfants et d'une femme agée, Alice. Cette rencontre sera faite de silence et puis de mots d'Alice. Des mots qui vont être distillés. Puis, elle se livrera de plus en plus. Elle montrera de plus en plus. Racontera son histoire auprès des indiens Hopis. L'homme sera aimanté par cette femme. Besoin d'aller la voir. Elle, elle l'attendra souvent. Cette rencontre, les bouleversera. Et puis ce livre c'est aussi, André Breton. Ami du père d'Alice. Je ne le connaissais pas vraiment et j'ai découvert un personnage au caractère bien trempé !

***

seulvenise_1J'ai continué avec Seule venise. 

Encore une fois, j'ai adoré. Cette femme de quarante ans quittée par son compagnon va se réfugier à Venise pour panser cette blessure. Elle logera dans une pension. Là, vivent une danseuse, un aristocrate russe et bien sûr le propriétaire. Elle rencontrera au cours de ses balades dans Venise, où elle se perdra...ou elle se "perdra"..., un libraire. Là encore, combien de passages ai-je noté ? Vous savez ceux qui touchent...Les  personnages sont beaux, dans leur caractère, leur façon d'être, de parler. Et puis ce que j'aime, chez cette auteure, ce sont les références qu'elle fait à d'autres auteurs. Cela donne envie de les découvir si on ne les connait pas ou que de nom, ou quand on les connait, et j'y reviendrai pour un autre roman, cela augmente le plaisir de lire.

***

officedesvivants_1 L'office des vivants a été la lecture suivante.

Et là, j'ai été un peu décontenancée. Ce roman, le premier de Claudie Gallay, est plus sombre que les autres. Il règne toujours une atmosphère de douce mélancolie chez cette auteure mais là, c'est beaucoup plus dur. Beau, encore mais...plus douloureux. Cette famille qui vit dans la montagne, dans la pauvreté aussi est déchirante. Les liens entre tous ces êtres sont forts, qu'ils soient dans l'amour ou dans la brutalité. J'ai aimé mais je préfère tout de même les trois titres cités au dessus. C'était une lecture plus difficile.

***

deferlantes_1Enfin, par plaisir j'ai relu Les déferlantes. Mon avis ici.

Je relis très rarement un livre mais là...Là les passages notés dépassent tout en nombre. Le fait de connaître l'histoire fait que l'on déguste mieux encore l'écriture. J'ai pris mon temps. Pour les personnages. Pour l'histoire. Pour la mer...elle en parle si bien de la mer...et alors le lire en étant là où l'histoire se passe... Parce que la maison de Jacques Prévert, monsieur qui est très souvent cité dans ce roman, et que j'aime beaucoup, beaucoup, et que je suis allée visitée, se trouve tout près de là où vivent les personnages. Lire et regarder autour de soi le lieu dépeint dans le livre c'est...

C'est...

Regardez...

Omonville_la_petite_Pr_vert

...c'est beau non ?

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01 juillet 2009

Sur le sable - Michèle Lesbre

LESBREComme j'aime cette auteure ! Son écriture m'enchante. Je me sens bien entre ses lignes. Il y a toujours cette sensibilité, cette fluidité, cette intimité et puis cette note de mélancolie. Elle détient le secret du mélange des mots. Celui qui fait que les phrases vous touchent, vous enveloppent, vous emportent, vous font entendre une douce musique, vous font sentir d'agréables parfums...vous font ressentir des émotions. Ecriture à fleur de peau...que j'aime cette expression...à fleur de peau. Elle est si juste.

Deux personnes se rencontrent, hasard de la vie, sur une plage et se mettent à parler. Les chemins de souvenirs de cet homme et de cette femme se mélangent tout au long de leur conversation. On entend le ressac de la mer. On les "écoute", eux et la mer...

Avec ce roman, j'ai eu l'impression d'entrer dans un instant de vie, puis d'en ressortir mais différente.

Juste un tout petit regret. Celui de ne pas bien connaitre Modiano. Il est cité tout au long du livre. Mais ce n'est vraiment pas grave.

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05 mai 2009

Peur aveugle - Paul-François Husson

Peur_aveugle_L_1Un  terrible accident de voiture. Matthieu, dix-huit mois, est le survivant. Mais il a perdu son premier repère sur cette terre : sa mère. Il devra également trouver sa propre façon de se diriger dans le monde : il est désormais aveugle. Matthieu est donc un enfant qui va se construire au rythme des sons qui l’entourent, à l’affût de toute sensation lui permettant de déchiffrer le monde. Aussi le garçon pourra-t-il affirmer qu’il n’a pas peur du noir, son univers à lui, sa force.

Pourtant, l’arrivée d’Alice  dans la vie de son père, Julien, va troubler cet équilibre. Chirurgienne, Alice parvient à convaincre Julien de la laisser pratiquer une greffe de cornée et de redonner ses yeux à son fils. Est-ce pour tromper la fatalité, elle qui a aussi perdu son propre fils dans un accident ?  Matthieu subit l’opération, mais est-il prêt à entrer dans le monde des voyants ? C’est une excursion en des lieux symboliques pour son père, qui lui révèlera l’ampleur d’un tel défit. Un retour sur les terres originelles pour Julien et Matthieu, qu’Alice accepte non sans réticence, mais qui doit pouvoir jouer un rôle dans le cheminement de l’enfant vers la lumière. Matthieu ne voit pas encore, mais il sent  avant tout le monde une présence inquiétante, une menace qui plongera la famille dans le plus profond des abîmes…

Bien que je ne sois pas lecteur de thrillers, j’ai suivi cette famille dans son expédition au bout de la nuit. L’écriture est efficace pour emmener le lecteur aux frontières de l’angoisse, même si j’ai parfois regretté la présence de notations lyriques mises en exergue par l’italique : le genre avait-il besoin de cela pour prétendre à son inscription dans la littérature ? Je ne pense pas. Ce qui m’intéressait était d’être happé. Et Paul-François HUSSON parvient à tenir son lecteur en haleine. Mieux, il lui permet de voir  le monde de Matthieu, et sentir dans l’obscurité cette indicible et prégnante peur … parce que oui, finalement, tout le monde a peur …dans le noir !

Monsieur BelleSahi

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